Construite en aluminium de 4 mm d'épaisseur pour le pont et 3 mm d'épaisseur pour le bordé, la coque du Pen Duick 600 est réalisée en 7 éléments de base. Les extrémités avant et arrière ont été obtenues par simple formage et soudées sur un tronçon central chaudronné. Le procédé est identique pour le pont, le tableau arrière, le cockpit et l'aileron. Le tout donne un bateau avec une silhouette n'autorisant pas les compromis (On apprécie ou on déteste), à la stabilité initiale faible (Les adeptes du dériveur ne seront pas dépaysés...) mais qui devient tout à fait convenable dès que la voilure est établie. Le tirant d'eau de 0,94 m reste raisonnable et, s'il ne permet pas de venir s'échouer sur la plage, il correspond bien au programme de croisière côtière ou de sortie "aux îles" à la journée.
Le pont
Le pont flush-deck (très dégagé, pratiquement sans superstructures qui émergent) fait penser à un petit engin de course. Il était à l'origine recouvert d'un antidérapant Treadmaster très efficace mais qui en vieillissant a tendance à se décoller. Il est souvent remplacé par des antidérapants collés ou des peintures antidérapantes. Pour aller du pied de mat à l'étai, on regrette parfois l'absence d'un bas-étai qui permet de trouver un point d'appui pour aller changer de voile ; à moins d'avoir opté pour un enrouleur... Autre regret : l'absence de baille à mouillage. Il faut prévoir de porter le mouillage dans un bac, de la cabine jusqu'à la ferrure d'étrave, d'où l'intêret de pouvoir compter sur un bon antidérapant.
Le cockpit
Le cockpit est assez vaste pour que 3 adultes ne se gênent pas. Seul un tube en aluminium soudé au fond du cockpit permet de se caler en cas de gîte. Pour des adultes pas de problème mais quand on navigue en famille avec des enfants en bas âge, il est prudent de leur mettre un harnais. La barred'écoute, les winches et les taquets coinceurs sont bien placés quand on navigue en équipage, mais en solitaire, le barreur les trouvera un poil trop éloignés. On regrette seulement l'absence de coffres pour le rangement mais nous sommes toujours dans l'esprit dériveur...
La cabine
Pas de cloisonnement dans la cabine, une réelle sensation d'espace. La moquette évite la condensation. Une couchette double se niche dans la pointe avant du bateau, complétée de 2 couchettes simples sous lesquelles deux équipets permettent de ranger quelques affaires. Deux petits hublots apportent un peu de lumière à l'intérieur. Trop peu disent les esprits chagrins mais nous sommes sur un petit bateau fait avant tout pour la croisière côtière voire la sortie à la journée. Une fois la table pliée, elle trouve sa place sous le cockpit, juste au-dessus du coffre cuisine qui abrite vaiselle et provisions et qui fait également office de marche.
Le moteur auxiliaire
Le Pen Duick 600 est un voilier. Un petit moteur hors-bord de 4 à 6 CV suffit amplement pour les manoeuvres de port ou en cas de pétole. La chaise n'est hélas pas très accessible.
Entretien
Vendu en 2 versions (version club - coque sans peinture et version croisière - coque peinte), le Pen Duick 600 ne demande pas un entretien énorme : Grand nettoyage avant et après la mise à l'eau, une peinture antifouling adaptée à l'aluminium et, pour la version peinte, une couche de peinture sur la coque de temps en temps pour lui garder un bel éclat.
Les points à surveiller
L'électrolyse tant redoutée par les possesseurs de coques en aluminium. Pour la combattre : sus aux entrées d'eau et aux bricolages électriques en tout genre...
L'étanchéité des hublots et de l'encadrement de la descente.